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Dimanche 23 Juillet 2017

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L'étang de Saint Bonnet

A 15 min de chez vous à pied, découvrez L'étang de Saint Bonnet...

Réserve Naturelle Régionale de l’étang de St Bonnet
Un espace très cosmopolite, fleuron de la biodiversité villarde : des mini-paysages variés qui accueillent des espèces « patrimoniales ».

Depuis sa création au moyen âge pour élever du poisson et alimenter 4 moulins, ce grand étang est alimenté par le ruisseau d’Aillat (et les ruisseaux de Vaugelas et Turitin). Dans l’étang et autour on peut discerner une immense roselière, des bois humides et fourrés, des prairies ... tous ces milieux accueillent de nombreuses espèces de plantes et animaux dont certaines rares lui permettent d’être une des 13 Réserves Naturelles de la région Rhône Alpes.

Au fils des saisons on y voit par exemple défiler les espèces migratrices d’oiseaux d’eau : ceux qui font étape lors de leur voyage automnal vers l’Afrique, ceux qui passent l’hiver dans la région puis repartent en Scandinavie pour la belle saison, ceux encore qui ne sont là que l’été !
Pour partir à sa découverte, un sympathique chemin en fait le tour, ponctué de plusieurs points de vue tantôt dominants tantôt à fleur d’eau ... une fois lancés, partez à la découverte du réseau de randonnée de l’agglomération, le point de départ se trouve au stade de la prairie !
La dernière étape importante de cette réserve fût son extension en 2011 ... mais bien avant cela elle accueillit un des premiers crapauducs* de Rhône alpes !
En fin d’hiver vous remarquerez le long de la RD 36 entre les ronds-points des Fougères et de Vaulx Milieu un ensemble de petits grillages dans le bas-coté : leur objectif est d’éviter aux crapauds et grenouilles sortant de leur sommeil hivernal du sous-bois de se faire écraser par les voitures. Ils sont capturés et déposés dans l’étang chaque jour par des bénévoles durant un mois.
Pour une découverte intense, préférez le printemps, vous y observerez la période de amours de la plupart des espèces d’oiseaux d’eau (parades nuptiales, construction de nids, élevage des jeunes).
*Crapauduc = passage souterrain permettant aux crapauds et grenouilles de traverser les routes sans se faire écraser
Les espèces intéressantes à observer sur ce site :

 

La Faune et la Flore :

Cistude d’Europe :

C’est l’une des deux espèces de tortues aquatiques françaises, avec l’Emyde lépreuse. Discrète et farouche, elle occupe une grande diversité de milieux aquatiques. Présente depuis la fin du Pliocène (il y a 2 à 3 millions d’années), elle est aujourd’hui en forte régression sur toute son aire de répartition européenne. Elle est principalement menacée par la disparition progressive des zones humides (intensification des pratiques agricoles, drainages, urbanisation…), son principal habitat. Critères de reconnaissance La Cistude se distingue des autres espèces de tortues aquatiques grâce à sa carapace et sa peau de couleur sombre ponctuée de jaune.

 

Hérons, aigrettes, butors, bihoreaux :

L’étang abrite plus d’une centaine d’espèces d’oiseaux, avec notamment une très bonne représentation de la famille des hérons :

Bihoreau gris, Héron cendré, Héron pourpré, grande Aigrette et Blongios nain. On peut aussi y observer le Butor étoilé.

Selon les différents continents et pays, le Héron est symbole de force, de pureté, de patience et de longue vie en Chine, alors qu’en Afrique, il parle avec les Dieux. Les Egyptiens honorent cet oiseau en tant que créateur de la lumière, et les Amérindiens font de lui le symbole de la sagesse. Considéré comme un signe de chance chez les Iroquois, le Héron est finalement reconnu comme un expert de la chasse et de la pêche. Ces deux qualités sont communes aux espèces de la Famille des Ardéidés, et de plus, ces oiseaux sont beaux, gracieux et élégants.

Hérons et aigrettes sont des oiseaux de taille moyenne ou grande, caractérisés par un long cou, de longues pattes, une queue plutôt courte et des ailes larges. Le long bec en forme de dague, permet à ces oiseaux de tuer des proies aquatiques, mais aussi des petits mammifères et des reptiles. Selon l’espèce, le plumage varie du blanc pur au noir, en passant par des gris, bleus, ou bruns plus ou moins foncés.

Les butors et les bihoreaux sont différents avec un corps plus rondelet et un cou plus court. Les butors présentent un plumage cryptique adapté à leurs habitudes.

Robert-le-Diable (Polygonia c-album) :

C’est l’un des papillons d’Europe les plus caractéristiques. La couleur et la forme des ailes au bord découpé permettent de le reconnaître, même en silhouette. Le verso foncé orné d’un dessin blanc en forme de gamma contraste avec le recto orange. Se rencontre dans une grande variété de d’habitats fleuris, talus, lisières, champs et jardins.
Apparence : le dessus des ailes est de ton orangé, avec de nombreuses taches brunes. La forme des ailes est particulièrement caractéristique par son découpage avec au centre de l’aile postérieure une tache blanche en forme de « C » visible sur le dessous.
Pour les petits curieux (et les autres !), sachez que «Polygonia» (= «qui a plusieurs angles») fait bien sûr référence à la découpe très anguleuse des ailes de ce papillon, et par le fait à la notion de polygone dit irrégulier !
La chenille a la particularité de ressembler à une fiente d’oiseau, mimétisme considéré comme salvateur.

Fougère des marais

Thelypteris palustris (Schott, 1834). Appelée Fougère des marais, Théliptéris des marais, Thélyptéris des marécages, Thélyptère des marais, Polystic des marais, Polystic des marécages.
C’est une plante vivace de 40-80 cm que l’on retrouve dans les marais, les prés et bois humides, dans presque toute la France mais également en Europe, Asie, Afrique, Amérique boréale et Nouvelle-Zélande. Elle fleuri de juin à septembre.

 

 

 

 

Couleuvre verte et jaune

Les serpents tirent constamment la langue car leurs organes olfactifs sont placés au bout de cet organe.

Ils n’ont pas de nez mais possèdent cette langue fourchue bien connue, au bout de laquelle sont placés les capteurs d’odeur.
Les molécules odorantes s’y collent puis régulièrement la langue revient dans la cavité buccale pour poser chaque fourche sur

deux transmetteurs placés sous le palais. Ces transmetteurs envoient sélectivement les informations au cerveau qui les analyse et déduira par exemple si l’animal doit s’orienter vers la droite ou vers la gauche pour suivre la trace d’une proie.

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