Navigation transversale

Mardi 22 Août 2017

Vous êtes dans : Accueil > Cadre de vie > Il était une fois Les Euphorbes... A la découverte de nos espaces naturels > Il était une fois... Le conte

Il était une fois... Le conte

Villefontaine abrite des espaces naturels d’exception, certains reconnus au niveau régional. Ce patrimoine naturel structure la ville et reste pourtant assez méconnu. Et parce que ces lieux sont emprunts de poésie et poussent à la contemplation et à l’imagination, nous vous proposons de les découvrir à travers un conte qui vous emmènera aux 4 coins de la ville en compagnie du peuple légendaire des « Euphorbes »... Ce conte, imaginé par Sarah Conte, fera voyager petits et grands au cours d’épisodes originaux...

Et si Villefontaine n’était pas seulement la ville nouvelle sortie tout récemment de terre mais qu’elle abritait depuis fort longtemps tout un monde inconnu ? Un monde qui vivait là bien avant les premiers humains, bien avant les maisons, bien avant les immeubles, bien avant les voitures, bien avant… avant…

Épisode 1 :

Le Vallon du Layet :

"Il était une fois...les Euphorbes

Étang de Fallavier

Il y a de cela fort longtemps vivait un petit peuple, mi-elfe, mi-fée. Ce peuple s’appelait les Euphorbes.

Ils étaient très petits et très laids, cela étant dû sans doute au mélange elfe – fée qui n’avait pas bien pris.

Ils exerçaient différents métiers, la plupart d’entre eux étaient des fermiers. Ils cultivaient des tas de plantes, comme l'Euphorbe qui donna son nom à leur peuple et qu’ils étaient les seuls à pouvoir manger.

D’autres étaient d’excellents cuisiniers et pouvaient accommoder leurs herbes avec du pic-vert ou du renard roux que d’autres chassaient.

Ils vivaient pratiquement en autarcie jusqu’au jour où leur chef, Maëvert, déclara qu’il était temps pour eux de faire la paix avec les peuples voisins enjoignant ses citoyens à cultiver d’autres herbes moins toxiques.

Tout un chacun se mit à la tâche, et l’on vit fleurir par ci et par là, des plantes plus incroyables les unes que les autres que l’on trouve encore aujourd’hui comme le cyprès chauve.

Les Euphorbes eurent ce jour là la terrible vision d’un conifère mesurant près de 40 mètres sortir de terre en propageant ses racines aériennes dressées comme des stalagmites.Comme il faisait froid, ses feuilles tombèrent d’un coup sur les habitations des Euphorbes qui mirent plus d’un mois à réparer les dégâts.

Et enfin, ils réussirent à mettre au point une herbe, après bien des essais mouvementés, que les ours semblaient apprécier, l’ail des ours...

Après ce succès, Maëvert convoqua le village et déclara qu’il était temps pour le peuple Euphorbe de partir à la recherche d’autres horizons. Il demanda des volontaires pour partir, sans lui évidemment, car étant le chef du village, il devait rester pour prendre soin des autres.

Les Euphorbes, qui n’étaient point des aventuriers, se taisaient, espérant que leur chef finirait par oublier cette idée farfelue.

Quand tout à coup, sorti d’une hibernation qui durait depuis plusieurs décennies, CIerguy, le mage du village, révéla au peuple que de nombreuses aventures feront parties du voyage.

Que les plus courageux pourront traverser des sentiers où dans plusieurs milliers d’années des hommes construiront des digues, des ponts, et que l’eau qui s’écoule là rejoint une grande mer. Qu’ils passeront par delà des étangs, verront de multitudes d’oiseaux d’eau et qu’un jour au sommet d’une colline, un château s’élèvera. C’était là, juste à côté de leurs huttes.

Cette histoire en fit rêver plus d’un et Maëvert eut la surprise de voir devant chez lui, un beau matin, cinq Euphorbes prêts à partir à l’aventure.

C’est comme cela, que chargés d’une provision d’ail des ours, d’armes et de vivres, Capail le chasseur, Bourlieu l’agriculteur, Irando le chanteur, Marguy l’apprenti mage, Naygouin le fils du chef et Layet le cuisinier quittèrent leur vallon pour de nouvelles aventures..."

 

Épisode 2 :

Le Vallon de Bionne :

"... Cela faisait plusieurs mois que les 5 aventuriers avaient quitté

Etang de La Bionne

leur village.
Chacun avait son rôle. : Capail, se tenait toujours sur ses gardes, Bourlieu et Marguy, regardaient chaque plante, le premier pour les cultiver, l’autre pour des essais de potions magiques. Irando composait des chansons retraçant leur aventure, Naygoin établissait une carte de leur déplacement, et Layet, composait des repas simples mais tenant bien au corps sans toutefois toucher à l’ail des ours qu’ils transportaient.
Le soir au coin du feu, ils se racontaient les fables de Clerguy, le mage du village, et se demandaient quand ils allaient vivre de vraies aventures, après tout, c’était pour cela qu’ils étaient partis.
Un matin, nos cinq héros arrivèrent dans un profond vallon forestier. Un profond vallon creusé par… un tout petit ruisseau. Ils furent si surpris que leur charrette remplie d’ail des ours y tombât. Heureusement, l’ail était bien protégé et fut épargné. Cette aventure les fit appeler ce ruisseau l’Aillat. Naygoin nota ce nom sur la carte qu’il tenait à jour.
Comme les Euphorbes n’étaient pas très grands, ce ruisseau leur semblait gigantesque. Ils décidèrent de faire une halte afin de réfléchir au moyen de le traverser.
A la fraîcheur d’un sous-bois, ils installèrent leur campement. Ils eurent une agréable surprise. C’était le printemps, et les anémones aux mille couleurs fleurissaient. Bourlieu et Marguy en cueillirent de toutes les sortes et les examinèrent tandis que Capail partit en reconnaissance avec Naygoin cherchait un chemin afin de contourner le ruisseau.
Les deux explorateurs revinrent bredouilles. Le soir, ils mangèrent de la soupe aux feuilles de charmes agrémentée de lézard des souches découverts par Layet.
Après ce frugal repas, Irando, comme à son habitude se mit à chanter quand soudain, des chauves souris s’envolèrent des arbres.
Nos aventuriers eurent juste le temps de se coucher à terre. Une fois la frayeur passée. Tous se couchèrent, tous sauf Capail qui n’arrivait pas à trouver le sommeil.

Le lendemain, au réveil, Capail dit à ses camarades :
-J’ai trouvé le moyen de traverser. Ecoutez …
La journée passa vite tant ils étaient occupés à mettre au point le plan du chasseur.
Puis, ils attendirent la tombée de la nuit.
Quand le dernier rayon de soleil disparu, Irando se mit à chanter. Alors, les chauves souris s’envolèrent. Capail, Bourlieu, Marguy, Naygouin et Layet sortirent le filet qu’ils avaient fabriqués dans la journée et lesté de pierre, le jetèrent en l’air et attrapèrent deux chauves souris.
Les animaux se débattaient sur le sol. Irando sortit de derrière un arbre deux selles fabriquées dans des écorces de charme. Les cinq euphorbes se saisirent des chauves souris l’une après l’autre et les harnachèrent avec les scelles improvisées. Pendant qu’un des petits hommes tenait l’animal, les autres les chargeaient de toutes leurs affaires. Ils montèrent à leur tour sur le dos des chauves-souris et lâchèrent la bride. Les animaux affolés prirent leur envol vers l’arbre le plus proche et s’accrochèrent la tête en bas, ce qui eut pour effet de faire tomber leurs indésirables passagers et leur chargement.
Les euphorbes se retrouvèrent le nez dans les anémones. Ils décidèrent de recommencer. Irando se remit à chanter, les autres sur leur garde lancèrent le filet attrapèrent de nouveaux les chauves souris. Alors qu’Irando rapportait les scelles, Marguy lui dit : « Attend, avant de vouloir traverser la sagesse voudrait que l’on dresse ces animaux.
- Oui, lui répondit Naygouin, à moins que tu ne leur jettes un sort. N’es-tu pas mage ? »
Marguy se plaça devant une des chauves souris et prononça une formule magique qui la transforma en… Libellule !!!!
« Euh … Je ne suis qu’apprenti mage » s’excusa Marguy. Puis, il recommença la formule en la disant cette fois à l’envers et la libellule… resta libellule.
Plusieurs nuits se passèrent de la sorte, ils capturaient des chauves souris que Marguy transformait en libellules. Jusqu’à ce que Bourlieu lui suggère de fabriquer une potion à l’aide des plantes qu’ils avaient trouvé. Les deux Euphorbes se mirent au travail et le résultat fut surprenant. La potion obtenue rendait les chauves souris d’une docilité incroyable. Les petits hommes décollèrent enfin et traversèrent l’Aillat, laissant derrière eux, une forêt de charme, de jolies anémones et un ruisseau où vivent désormais de nombreuses libellules.
En atterissant de l’autre côté, Layet dit dans un hoquet
- Quelle bien bionne aventure mes amis !
- Voler te fait perdre tes mots. Tu as dit Bionne, lui dit Naygoin dans un rire. Et bien nous appellerons donc cet endroit le vallon de Bionne.
Et nos cinq amis reprirent la route vers de nouvelles aventures..."

 

Épisode 3 :

L'étang de Saint Bonnet :

"...Les chauves souris se posèrent à l’orée d’un bois jouxtant une jolie prairie. Dès qu’ils eurent déchargés leur ail et le reste de leurs affaires, ils laissèrent leur monture s’accrocher tête en bas dans les arbres.
Capail, toujours aux aguets regardait cette étrange prairie. Elle semblait recouverte de pierres. Il se dit qu’après tout bien à leur abri, ils pourraient tous dormir tranquillement et qu’ils exploreraient les environs le lendemain. Nos six amis se couchèrent contre les pierres s’enveloppant des feuilles de frênes tombées au sol lors du coucher des chauves-souris.
Capail ne dormit que d’un œil. Son instinct de chasseur toujours aux aguets. Quand soudain, aux premiers rayons de soleil, les pierres contre lesquelles ils étaient endormis se mirent à bouger, à remuer et à se mettre sur leurs deux jambes !!!! Effrayés, les euphorbes reculèrent et se retinrent de pousser un hurlement. Tous sauf Irando !!! Il poussa un tel cri, que les étranges créatures en tombèrent à la renverse. Toutes les pierres se retrouvèrent sur le dos !

« S’il vous plait, n’ayez pas peur… Pourriez-vous nous aider à nous relever, dans cette position, il nous est impossible de le faire. Vous me comprenez n’est-ce-pas ? demanda celui qui semblait être le chef. »
Capail s’approcha le premier et bascula la créature qui de nouveau sur ses jambes le remercia. Tous les autres Euphorbes aidèrent les pierres à se relever.
« Euh… Bonjour, fini par articuler Capail. Je me nomme Capail et voici, Bourlieu, Marguy, Naygoin, Layet et celui qui vous a fait peur et qui tient à s’excuser Irando. » Capail poussa son camarade devant lui.
« Euh… Par… par… don ! balbutia celui-ci. Je suis chanteur, j’exerçai ma voix. Ajouta-t-il en rougissant. »
« Ne vous inquiétez pas. Je comprends parfaitement. Je m’appelle Cirgus. Comme vous avez pu le remarquer nous sommes, mon peuple et moi, moitié nain moitié tortue. Un mauvais sort dû à un de nos ancêtres qui n’aurait jamais dû tomber amoureux de la femme du Dieu Cistude , notre dieu tortue! Enfin, nous voici comme cela depuis plusieurs siècles. Mais, venez avec nous à notre campement et vous nous raconterez ce que vous faites si loin de chez vous. Car, si je ne m’abuse, vous ne vivez pas en ces lieux.
- Non. Tout à fait. Vous avez parfaitement raison, et en tant que fils du chef de la tribu des Euphorbes, je me ferai un plaisir de vous conter nos aventures, répondit Naygoin. »

Les Euphorbes suivirent Cirgus et les siens jusqu’à leur campement sous les fougères des marais. Cirgus leur demanda de faire très attention aux reptiles qui les peuplent et qui ne sont guères accueillant. Enfin, autour du feu, les Euphorbes se régalèrent de poissons péchés spécialement pour eux, tandis que Cirgus et les siens goûtaient l’ail des ours apporté par Capail et cuisiner par Layet.
Les Euphorbes étaient arrivés depuis plusieurs semaines chez le peuple Cistude. Ils observaient de nouvelles plantes et les différentes espèces de papillons qui peuplaient la prairie, transportés d’un bout à l’autre sur la carapace de leurs nouveaux amis.
C’était un endroit si beau et si paisible qu’ils ne voulaient plus partir. Cependant, leur mission n’était pas terminée. Cirgus leur avait parlé d’une tribu qui fabriquait des boissons délicieuses avec des plantes. Ils devaient absolument aller voir ce peuple qui avait les yeux bridés et qui s’appelait les Renouée du nom d’une plante tout comme les Euphorbes.
Capail demanda un matin à Cirgus « Vous pourriez nous accompagner. Vous les connaissez déjà et si cela ne vous est pas trop fatigant de nous transporter, nous aimerions faire le voyage avec vous.
- Ma foi, j’en serai ravi. Mais je connais un moyen de transport beaucoup plus rapide que nous pauvres moitiés de tortue, répondit Cirgus avec un grand sourire. Venez avec moi. Prenez vos affaires.»
Les Euphorbes préparèrent leur paquetage avec l’ail des ours qui leur restait et suivirent Cirgus jusqu’au bord de l’étang. Là, ils virent leur moyen de transport qui péchait du poisson avec son grand bec emmanché d’un long cou. C’est sûr que d’un coup d’aile, le héron les emporterait vers de nouvelles aventures..."

 

Episode 4 :

L'étang d'Ecorcheboeuf :

"...D’un coup d’ailes, nos héros se retrouvèrent dans un endroit très plat. Le paysage qui s’offrait à eux était contrasté entre une terre noire et de l’eau, présente sous diverses formes, des boisements sauvages denses et vieillissants et de très grandes surfaces d’une plante jaune comme de l’or.
Le héron avait suivi l’Aillat et Capail se dit alors qu’en cas de problème, ils n’auraient aucun mal à retourner chez eux.
Lorsqu’ils furent descendus de leur monture aérienne, Cirgus leur demanda de le suivre en faisant bien attention où ils posaient leurs pieds. La prairie recelant des zones humides, ils pourraient s’y noyer s’ils ne prenaient pas garde.
Pour plus de précaution, Irando suggéra à Cirgus de les transporter sur son dos ce qui ne fut pas du goût de ses amis qui le trouvèrent quelque peu impoli et sa demande déplacée. Cirgus s’amusait beaucoup à les voir se quereller sans arrêt.
Ils arrivèrent enfin vers un petit village suspendu dans les arbres. De peupliers trembles en peupliers trembles de petites maisons s’accrochaient.
Cistude appela : « Oh hé Les renoués !!! C’est Cistude ! Descendez je vous prie. Je vous ai amené de nouveaux amis. » Cistude se retourna vers les Euphorbes et leur dit : « Ce peuple parle une drôle de langue. Si vous voulez vous faire comprendre il va falloir rimer. »
Irando fut ravi, enfin, une chose qu’il pouvait faire sans difficulté. Lui qui ne savait ni chasser, ni cuisiner, ni faire de la magie, ni cultiver, ni prendre de grandes décisions. Alors que ses compagnons se regardaient médusés il leur dit « Je peux le faire… Fiez vous à moi. S’il faut rimer je le ferai sans problème… Ne suis-je pas chanteur, compositeur et interprète ? »
Tous convinrent que c’était la bonne solution tout en soulignant que Cistude pouvait le faire également.
C’est alors que des arbres descendirent de petits personnages aussi grands que les Euphorbes mais d’une beauté sans comparaison avec leur laideur.
Le chef portait un bel habit. Il avait la peau blanche, un petit nez et les yeux en forme d’amande. Les Euphorbes n’avaient jamais rencontré un aussi beau peuple.
Le chef s’approcha et prit la parole : « Cistude, mon ami. Quel plaisir de te voir ici. Tu nous as amené de nouveaux amis. Venez ! Approchez ! Installez-vous autour du feu et racontez-moi un peu… qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Me comprenez-vous ?
- Parfaitement, dit Irando. Votre langue de la mienne ne diffère. Poète je suis.
- Que dit-il ? demanda le chef à Cistude.
- Je crois qu’il faut que je m’entraîne un peu, dit Irando à ses camarades qui hochèrent la tête à l’affirmative.
- Chef Kuriami ! dit Cistude. Voici les Euphorbes venus d’un lointain pays. Ils sont à la recherche de nouvelles tribus…ses afin de commercer avec elles tant qu’ils pussent.
Puis s’adressant à Irando avec un clin d’œil, : «Ne vous inquiétez pas, il suffit d’ajouter des rimes là où il n’y en a pas et ça passe très bien. » Il reprit pour le chef.
- Laissez-moi vous présenter : Capail le chasseur, Bourlieu l’agriculteur, Irando le chanteur, Marguy l’enchanteur, Layet le cuisinier et Naygouin qui est comme votre fille en tout point.
- Une fille ? Quelle drôle d’allure? Etes-vous sûr ?
- Ce n’est pas une fille chef … Il est lui aussi fils de chef.
- A la bonne heure !!!! Je ne comprenais plus. Ming vient nous apporter à boire et à manger. Installez-vous et en mangeant vous allez tout me raconter.
Ming, la plus jeune fille du chef s’approcha avec des plats qui sentaient divinement bons. Du poisson et du lièvre agrémentés de baies de sureau trônaient au milieu d’une feuille de peuplier. Puis vinrent les boissons dont une particulièrement goûteuse qui s’appelait «l’houblonneuse » et qu’aujourd’hui on appellerait bière. Les Euphorbes passèrent le repas à raconter leurs aventures.
Les jours passèrent…
Layet prenait des notes sur tout ce qu’il mangeait et se dit qu’avec de l’ail des ours ce serait encore meilleur alors il se proposa pour préparer les prochains repas.
Capail avait découvert un grand nombre d’espèces qui pouvait être chassées et pensait-il le commerce à dos de héron serait rapide et facile.
Irando s’était quant à lui très vite accoutumé à la langue et ne cessait d’apprendre de nouvelles chansons.
Bourlieu étudiait toutes les plantes et tentait de les faire se reproduire pour en faire pousser dans sa tribu.
Marguy, trouvait dans cet endroit tant de magie qu’il ne voulait plus partir.
Naygouin, lui ne disait rien. Plus un mot n’était sorti de sa bouche depuis qu’il avait vu Ming.
Ses amis finirent par s’inquiéter et décidèrent de repartir chez eux pour soigner Naygouin. C’est alors que le chef Kuriami leur dit « Cette étrange maladie a frappé ma fille jolie elle aussi. Pour les guérir faisons appel à la magie. Marguy mon ami. Agissez je vous prie.
- Grand chef, dit Marguy, contre cette magie rien ne puis. C’est la plus grande et la plus forte de toutes les magies et rien ne rime avec elle sauf toujours, car leur maladie c’est l’amour. Et quand on est malade d’amour, une seule solution l’union. »
C’est ainsi que Naygouin épousa Ming lors d’une grande cérémonie célébré par Marguy.
Les Euphorbes rentrèrent chez eux après quelques temps. Tous ? Non, Marguy et Naygouin restèrent sur place ainsi que Layet dont tous les Renoués appréciaient les talents culinaires et Irando qui enfin avait trouvé un auditoire digne de ses talents.
Chers lecteurs, si vos pas vous portent près de l’étang d’Ecorcheboeuf , vous verrez aux bords des chemins , renoués du japon et euphorbe entrelacés.
Bonne promenade sur le chemin des Euphorbes et n’oubliez pas la magie est partout."

FIN

 

Sarah Conte

  • Haut de page