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Dimanche 20 Août 2017

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Des étudiants dans la ville

L’enseignement du premier et du second degré se décline de la maternelle au lycée dans la ville, comme dans bien des communes de l’hexagone. Ce que l’on sait moins, c’est que Villefontaine accueille, sur son territoire, des étudiants inscrits dans des formations post-bac. Tour d’horizon d’un phénomène qui anime la cité tout au long de l’année scolaire.

 

Trois établissements pour l’enseignement supérieur

A l’image de la passerelle qui mène au lycée Léonard de Vinci, les enseignements post-bac font accéder les bacheliers à des programmes très créatifs. « Les arts appliqués sont au service de l’entreprise. Quand l'artiste plasticien propose son travail sur le marché de l'art, le designer travaille à la commande », précise Luc Bodet, Proviseur. De son côté, l’audiovisuel forme à l’image, au son, à la production, ... Les locaux sont au diapason de ces filières. Les classes d’arts appliqués disposent chacune d’un lieu polyvalent, quand l’audiovisuel s’appuie sur des salles spécialisés (plateaux de tournage, pièces de montage, régie, …), pour un savant mélange entre théorie et pratique. Des projets de diplôme supérieur des arts appliqués (DSAA) suivi d’un Master 2 en Angleterre et de licence professionnelle Régisseur, en partenariat avec l’université Lumière Lyon II attendent. Avec de telles formations, les publics seront diversifiés entre formation initiale et continue et apprentissage.

A quelques centaines de mètres de là, se dressent les Grands Ateliers de l’Isle d’Abeau (GAIA). Implantés à Villefontaine, ils sont un centre interdisciplinaire participant à la formation initiale (10 % de l’activité) et continue. « Gaia a été créée par des écoles qui forment architectes, plasticiens ou ingénieurs. Cette boîte à outils allie enseignement, expérimentation et diffusion. Elle nous permet de dépasser des limites et de rapprocher ces publics lors des modules proposés ici », explique Laurent Arnaud, directeur. En délocalisant certaines de leurs formations, les établissements participants savent compter sur l’ingénierie pédagogique des Grands Ateliers. Les enseignements construits excellent dans la mutualisation des besoins et dans l’innovation de leur contenu. Durant une semaine, les étudiants mènent leur chantier jusqu’à sa déconstruction la dernière demi-journée faisant place nette pour le prochain groupe. L’expérimentation veut faire avancer plus vite les idées émergeantes, construire des projets à l’échelle 1, comme le prototype développé et finalisé de maison, opérationnel et autonome énergétiquement. Celui-ci a été récompensé, à Madrid, lors du concours Solar Decathlon Europe 2010. Il représente l’implication de 42 entreprises.

A la périphérie de la ville, à proximité des entreprises, se dresse la chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Nord-Isère. Les CCI sont le deuxième formateur après l’Education nationale. Il s’agit là d’œuvrer sur et pour un territoire qui compte 450 000 habitants, 15 000 entreprises et qui voit, chaque année, s’évader 3000 jeunes sortis de classe de terminale et d’apporter des réponses locales en termes d’enseignement supérieur. L’institut supérieur de formation (ISFO) assure une réponse aux besoins exprimés dans le secteur du tertiaire. Les formations initiales et l’alternance permettent aux étudiants et stagiaires d’acquérir compétences et employabilité dans des domaines aussi divers que le management, la gestion, la logistique, etc. 3000 m2 de locaux neufs, accueillent déjà une centaine de ces publics qui trouvent là la proximité qu’ils recherchent.

 

Les étudiants investissent la ville

La vie des étudiants, présents dans la cité, s’égrène au rythme de leur formation. Armelle, en deuxième année de BTS d’arts appliqués, est présidente de l’association Nuit blanche. « Notre but est double, récolter de l’argent pour financer nos projets scolaires et animer la vie étudiante au lycée. Nos horaires de cours ne nous permettent pas de rejoindre des activités villardes. Le week-end, nous rentrons chez nous », confie-t-elle. L’association est comme une petite famille qui leur apporte des moments conviviaux loin des leurs. Pour Elsa, l’emploi du temps est identique. Depuis quatre semaines, elle loge à Villefontaine pour suivre sa première année de BTS audiovisuel. Venant du Vaucluse, elle arpente la cité quand elle a un peu de temps. Elle a ainsi découvert le cinéma et la nature environnante.

Le lycée tisse un partenariat avec les bailleurs sociaux pour aider ses étudiants à se loger. Signant une charte de bonne conduite, ils sont entre 50 à 70 % à ne plus vivre chez leurs parents. Ainsi, la résidence Charles de Gaulle accueille 26 étudiants sur ses 36 locataires. Ce public, en Isère, représente 40 % des jeunes logés par l’union mutualiste pour l’habitat des jeunes (UMIJ). Le logement est une question qui se pose aussi aux Grands Ateliers. Ils louent, à l’année, un des bâtiments de la cité des quatre Vents. L’hébergement est temporaire et répond à 75 % des besoins avec 54 lits. Quelques semaines par an, il faut assurer 200 nuitées à la fois. L’ISFO n’a, pour le moment, que deux étudiants à loger à Villefontaine. Les années qui viennent devraient voir s’accentuer le phénomène. Le lycée projette de nouvelles formations, les Grands Ateliers voient leur fréquentation augmenter annuellement, les promotions, à l’ISFO, vont se succéder. Tous, établissements et étudiants, souhaitent voir une résidence s’implanter.

En attendant, la mairie de Villefontaine, consciente du potentiel existant dans les établissements post-bac présents sur son territoire, a fait appel, à plusieurs reprises, au lycée et à ses étudiants. En arts appliqués, ils ont œuvré à élaborer le prochain logo de la ville. L’audiovisuel a assuré la réalisation de films (rénovation urbaine, animation du foyer des retraités).

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