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Mardi 17 Octobre 2017

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Un groupe de jeunes de la bibliothèque municipale des Fougères remporte un prix au festival national de poésie de Morestel

Il ya quelques jours, un groupe d'enfants et d'adolescents de la bibliothèque municipale des Fougères a remporté le prix spécial Enfants du Concours National de Poésie de la ville de Morestel grâce à leur oeuvre "un conte musical" créée sous la direction de Sarah, bibliothécaire municipale.

Les 14 enfants, âgés de 6 à 13 ans, ont crée ce conte de toute pièce. L’écriture s’est déroulée en plusieurs étapes : après la lecture et le décryptage de deux contes de randonnée, chaque enfant a mis sur le papier des personnages, des situations et des lieux. Ensuite, chaque proposition a été lue et un vote a permis de savoir ce qui serait gardé. Puis, l’ordre de passage des personnages a été déterminé, les personnages ont été nommés, les enfants leur ont donné des caractéristiques. Tout devait avoir un rapport avec la musique. Quand la trame et les personnages de l’histoire ont été approuvés par tous, l’histoire a été écrite. L’ensemble de ce travail, ponctué de nombreux fous-rires a pris 6 séances de 2 heures.

Félicitations à Thibaud, Quentin, Samuel, Mathieu, Lucie, Nathan, Emilie, Maeva, Aurore, Enzo, Eunice, Noémie, Kerry, Camille et Léa et bien sûr à Sarah qui la a encadré.

Cette récompense fait echo au label "ville en poésie" attribué à Villefontaine cette même année ainsi qu'au titre de Maison de la poésie obtenu par l'association de la "Cave littéraire".

Découvrez " Un conte musical " :

Il était une fois, dans un lointain passé, une fée prénommée Lyre.

Elle vivait dans une partition et jouait de la flûte en toutes saisons.

Or, à la fin de l’hiver, les notes de sa flûte s’envolèrent.

Sur son paillasson, un jour, elle découvrit, une publicité vantant les bienfaits de l’incroyable magicien Sarangi.

La fée Lyre décida de partir.

A cent battements d’ailes, au milieu de la forêt, elle rencontra un elfe.

« Bonjour, lui dit-elle,

Je m’appelle Lyre,

Les notes de ma flûte se sont envolées,

Je vais chercher l’enchanteur

Pour réparer cette erreur ».

L’elfe lui répondit :

« Bonjour, je m’appelle Cornemuse. Je joue du triangle. Je vais chercher moi aussi le fabuleux Sarangi pour un filtre... euh » et l’elfe rougit.

Tous les deux partirent ensemble à la recherche du magicien.

Deux heures plus tard, à la lisière d’un champ, Lyre et Cornemuse entendirent des pleurs sifflants.

Un minuscule lapin caché dans les herbes creusait un ruisseau de ses larmes.

La fée et l’elfe lui dirent :

« Je m’appelle Lyre,

Les notes de ma flûte se sont envolées,

Je m’appelle Cornemuse

J’ai besoin d’un filtre… euh

Nous allons chercher l’enchanteur

Pour réparer ces erreurs

Pourquoi pleures-tu ?».

« Bonjour, je m’appelle Trompette… Je pleure parce que je ne peux plus jouer du tuba, mon asthme m’en empêche. Je peux venir avec vous, peut-être que cet enchanteur pourra me guérir. »

Et les trois amis reprirent leur route.

Après plusieurs villages inondés, ils arrivèrent au pied d’un arc-en-ciel. Se trouvait perché là, une jolie licorne désolée. Les trous de son basson étaient bouchés.

« Je suis si désespérée, qui pourrait m’aider ? »

« Bonjour, Je m’appelle Lyre,

Les notes de ma flûte se sont envolées,

Je m’appelle Cornemuse

J’ai besoin d’un filtre… euh

Je m’appelle Trompette

Je ne peux plus jouer du tuba.

Nous allons chercher l’enchanteur

Pour réparer ces erreurs

Viens avec nous jolie licorne ?».

« Je m’appelle Guitare, c’est avec joie que je me joins à vous. »

Les quatre nouveaux amis reprirent le chemin menant à Sarangi.

Sept arcs-en-ciel plus tard, ils entrèrent dans la forêt lointaine. Du haut de son grand chêne, ils entendirent…

« Hou, hou… » Les quatre amis prirent peur. Quel est donc ce bruit ? Un loup ? Mais pas du tout.

Tout là haut perché, un bûcheron criait « Hou, hou, où es-tu ma jolie scie ? Hou, hou, viens à moi. »

« Bonjour, Je m’appelle Lyre,

Les notes de ma flûte se sont envolées,

Je m’appelle Cornemuse

J’ai besoin d’un filtre… euh

Je m’appelle Trompette

Je ne peux plus jouer du tuba.

Je m’appelle Guitare

De mon basson, je veux les trous débouchés

Nous allons chercher l’enchanteur

Pour réparer ces erreurs

Veux-tu venir avec nous Bûcheron ?».

« Bonjour, répondit celui-ci, je me nomme Alto et j’ai perdu ma scie musicale. Je vais venir avec vous, peut-être que votre magicien l’aura retrouvée. »

Nos cinq héros se remirent en route.

Trois arbres et demi plus tard, ils se trouvèrent devant la grotte de l’enchanteur. Ils frappèrent à la lourde porte de bois.

Le magicien Sarangi leur ouvrit et dit : « Partez ! Je suis en congés maladie. »

Après maintes supplications, le vieillard grincheux les fit entrer et en disant : « Dépêchez-vous, j’ai rendez-vous chez le médecin. »

« Bonjour, Je m’appelle Lyre,

Les notes de ma flûte se sont envolées,

Je m’appelle Cornemuse

J’ai besoin d’un filtre… euh

Je m’appelle Trompette

Je ne peux plus jouer du tuba à cause de mon asthme

Je m’appelle Guitare

De mon basson, je veux les trous débouchés

Je me nomme Alto

J’ai perdu ma scie musicale

Nous venons chez vous cher enchanteur

Pour réparer ces erreurs

Aidez-nous s’il vous plaît »

Le magicien souffreteux leur montre une porte magique cachée au fond de la grotte, derrière laquelle se trouvent d’autres portes.

« Voici vos portes mélodiques. Trouver la vôtre vous devez, une fois découverte il vous faudra l’ouvrir et résoudre une énigme. Pendant ce temps, j’irai chez le médecin. »

Le magicien allait partir quand soudain il se retourna et leur dit « J’oubliai… et c’est important… si vous ne résolvez pas l’énigme ou la tâche qui derrière vos portes vous est attribuée, vous serez enfermés dans vos pires souvenirs. » Et, il disparu.

Les cinq amis se regardèrent surpris. Un grand silence se fit. Des cinq portes s’élevèrent cinq mélodies. Flûte, triangle, tuba, basson, scie musicale, tous les sons mélangés donnaient un joyeux brouhaha. Après un moment d’écoute, chacun se dirigea vers sa porte. En la touchant du bout des doigts, elle s’ouvrit.

La fée Lyre se trouva devant des notes suspendues dans les airs, une portée vide devant elle. Elle prit chacune des notes et tour à tour, les rangea dans le bon ordre sur la portée. Une magnifique mélodie se fit entendre. C’était la mélodie préférée du magicien.

L’elfe Cornemuse se trouva face à une énigme formulée par le grand maître des elfes.

« Cornemuse, lui dit-il, quelle est la cinquième lettre de l’alphabet ? »

Cornemuse réfléchit en se grattant les oreilles « Euh… »

« Bravo Cornemuse, voici ton filtre d’amour. Mais, je ne pense pas que tu en auras besoin. ».

Trompette, le lapin, se retrouva au milieu d’un champ et dû planté des carottes magiques sans avoir le droit d’en croquer une seule. Au dernier trou qu’il creusa, il trouva un tube géant de ventoline.

La licorne Guitare eut pour mission de déboucher avec sa corne une bouteille de liqueur de fraises des bois.

Alto, le bûcheron, dû tirer d’un gigantesque tronc d’arbre une minuscule baguette. Et pour l’aider il retrouva sa scie.

C’est alors que le magicien revint.

« Les amis, je vois avec plaisir, que toutes les tâches ont été remplies avec succès et que tous vos problèmes sont résolus. Rentrez chez vous et soyez heureux. »

Le lapin guérit, joua de son tuba et devint riche et célèbre. La licorne joua du basson dans les nuages et le bûcheron de la scie au milieu de sa si belle forêt.

L’elfe et la fée écrivirent une nouvelle partition dans laquelle ils vécurent heureux.

Quant au magicien, ayant retrouvé sa baguette – grâce au bûcheron – il se soigna d’une soupe de carottes géantes accompagnée d’un verre de liqueur en écoutant sa mélodie préférée.

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